Poèmes

A la manière de Coluche…

Moi j’en ai marre

Je veux partir

Loin de la ville

Loin de ses délires

Y’en a ras le bol

De leurs conneries !

Un coup à droite, un coup à gauche :

Eh bien moi, je veux garder le cap !

Je ne veux pas finir comme ces zombies

Qui ont tous le même esprit :

Boulot, dodo ; et l’Amour dans tout ça ? !

Vous en faite quoi ? !

Quand on est marginal,

On vous prend de côté,

On vous dit : " la vie c’est banal ! "

" C’est pas la peine de se faire remarquer ! "

Quand on fait comme tout le monde

J’ai l’impression d’être mouton

Qui suit le mouvement du troupeau

" Panurge " : vous connaissez ? !

Y’en a qui trouvent normal

D’être assis à la terrasse d’un café

Et de ne pas adresser la parole

A son voisin d’à côté…

Y’en a qui disent tout savoir

Assis dans leur fauteuil

Mais savent-ils seulement

Que le ciel est bleu !

Vous me direz : " y’a rien à voir ! "

Mais sachez orienter votre regard,

Rien que vers ce point à l’horizon

Et vous verrez que j’ai raison…

Je conclurais en vous disant :

" Que la vie est faite pour s’éclater

Alors au lieu de jouer les médisants,

Comportez-vous comme des enfants !

La vie est loin d’être banale

Chacun a son idéal… "


Piton Sophie


Souvenirs…

Dans la voiture qui m’emmenait vers mes vacances,

Moi je rêvais…

Je repensais à toutes ces choses,

Toutes ces choses qui me manquaient…

Le couché de soleil sur l’océan,

Le premier baiser de mes 14 ans,

Le pas de mon brave Vaillant,

La toux rauque de mon père,

Le chant des vagues en colère,

Le Col Bleu dansant sur la mer,

Et le doux sourire de mon frère.

Dans la voiture qui m’emmenait vers mes vacances,

Moi je riais…

Je songeais à mon jardin,

Et le doux parfum du romarin,

Les poissons peuplant le bassin,

La balançoire qui vole au vent,

Les marguerites et autres fleurs des champs,

Le rire de mes enfants,

Et l’étreinte de mon prince charmant…

Dans la voiture qui m’emmenait vers mes vacances

Moi je pleurais…

Je revoyais, au loin, ma grand-mère

Désherbant les parterres,

Et sur le banc, mon grand-père,

L’oreille collé au poste de radio.

Je revois toutes mes balades à vélo,

A que ce temps était beau!

Dans la voiture qui m’emmenait vers mes vacances,

Moi je rêvais.

Piton Sophie


Mon frère
Seule, assise au bord de l’eau

Regardant mon reflet brouillé

Je ne peux que penser

A toi qui m’a tant manqué.

Où es tu? Que fais tu là-haut?

Encore une fois,

Je ne peux me contrôler :

Une larme glisse sur ma joue,

Je ne peux l’empêcher,

Dès que je pense à toi,

Je pense à nous…

Je t’aime,

Même si je ne te connais pas.

Je t’aime,

Toi qui parle souvent en moi.

Je t’aime,

Toi qui étais ma famille,

Tu seras toujours l’étoile qui brille.

Mes larmes filent dans l’eau,

Allez au gré de la rivière

Allez porter ma colère.

Passez barrages et frontières

Courez au-delà des mers…

Réveillez celui qui devrait aimer

Réveillez celui qui nous a abandonné!

Pourquoi nous a-t-il séparé?

Pourquoi t’a-t-il fait naître

Pour ensuite reprendre ton être?

Je t’aime mon ange déchu

Je t’aime, moi, une âme déçue…

Un jour, dans une autre vie,

Nous serons réunis.

Et dans mes bras je serais fière

De serrer, enfin, mon grand frère.

Piton Sophie



Hand ball
 

Un coup de sifflet, je me lance, je cours

Une passe, une feinte, un drible…

La sueur coule sur mes tempes

Mon cœur bat la chamade!

Le ballon me revient,

Je saute, je tire : « buuuut! »

 

Les applaudissements explosent dans les gradins

Les cris des parents qui nous accompagnent envahissent la salle

Mes équipières ont un regard pour ceux qu’elles aiment

Je ne cherche personne dans la foule

Je suis seule, seule avec ma victoire…

Je rêverais de voir mes parents

Je rêverais de les voir, là, près de moi, partageant ma joie.

Ce rêve ne se réalisera pas…

Alors ce n’est pas grave, j’imagine…

J’imagine que cette femme, brune, le poing en l’air , est ma mère…

J’imagine que l’homme, assis près d’elle, le regard plein de fierté, est mon père…

Voilà, le temps d’un instant, je ne suis plus seule

Je souris, je ris même…

Je me sens vivante!!!

Puis je me retourne.

La salle est vide, les lumières sont éteintes, les gradins sont déserts.

Une larme coule sur ma joue…

Je rentre chez moi…

 

 

Piton Sophie